04.09.2009

Fête à l'ancienne

batteuse.JPGDimanche 6 septembre se tiendra la 26ème édition de la "fête à l'ancienne" à Saint Jean de Touslas dans l'ouest Lyonnais.

Cette fête organisée par l'AEP de Saint Jean de Touslas et les Amis du vieux Jean, vous proposera de découvrir tout au long de la journée des animations de rue et de podium, des expositions de tracteurs anciens, des démonstrations des techniques anciennes d'agriculture.

 

Cette journée de fête fut récompensée en 2005 par la banque populaire, lors du Prix Initiatives Régions dans la catégorie Patrimoine.

 

Une journée à ne pas manquer, pour petit et grand dans une ambiance chaleureuse.

 

Pour plus de renseignements: http://aepstjean.free.fr/pages/fete-trophee.htm

09:49

02.09.2009

Les révoltes des canuts (1831-1834)

9782707152909.jpgRésumé du livre: Des "Trois Glorieuses prolétariennes" de novembre 1831 à la "sanglante semaine" d'avril 1834, les des insurrections des canuts de Lyon sont restées dans l'histoire comme les première luttes ouvrières. "1848 n'inventa rien, écriviat l'historien Daniel Halevy. 1830, au contraire - et les trois années qui suivirent -, marquent la vraie crise, l'invention des idées, l'initiative des mouvements. Alors le Saint-Simonisme, le Fouriérisme et le Blanquisme se forment à Paris dans les cénacles et les clubs; et le syndicalisme plante son drapeau noir sur la colline de la Croix-Rousse."

Fernand Rude retrace l'histoire de ces révoltes qui constituèrent un tournant dans l'histoire de la classe ouvrière: l'organisation, la lutte des ouvriers Lyonnais,  leur victoire éphémère et la répression sanglante qui suivit. Mais ce livre, initialement publié en 1982, est aussi un tableau de la formation du prolétariat Lyonnais, de sa vie, et surtout des idées sociales qui le portent et traversent tout le 19ème siècle.

 

Présentation de l'auteur: Fernand Rude (1910- 1990), connu pour ses nombreuses études d'histoire du mouvement social, est nomment l'auteur d'une thèse capitale, le mouvement ouvriers à Lyon de 1827 à 1832, et d'une histoire de l'insurrection de 1831, C'est nous les Canuts.

 

Notre avis:Fernand Rude nous livre ici une analyse brillante des ces révoltes qui ont marqué à tout jamais l'histoire de Lyon, mais aussi à plus large échelle l'ensemble de la société française, en ce sens qu'elles représentent les premières véritables révoltes ouvrières.

Mais bien que spécialiste du sujet, Fernand Rude propose un livre abordable pour tous, un vocabulaire adapté et analyse qui ravira spécialistes du sujet mais aussi novices intrigués par ces tragiques évènements de 1831 et 1834.

 

10:00

31.08.2009

"L'ile des morts"

Après la stèle de la fondation de la ville de Lyon, c'est un autre monument de Lugdunum qui subit les outrages du temps dans l'indifférence quasi-générale de la population et de la mairie.

Le monument aux Morts de (ex-Ile aux cygnes) est depuis plusieurs années, et ce malgré son classement aux édifices protégés au titre des monuments historiques du Rhône, pratiquement abandonné à son sort en plein milieu des eaux du parc de la Tête d'Or. Si la Ville a engagé depuis 2005 le remplacement des 176 plaques funéraires en pierre (16 pierre ont été rénovées), dite Pierre de Hauteville, du monument, le reste des oeuvres est bien mal en point, notamment, les statues et les accès à l'île. Le tunnel qui permet de passer sous le lac est  dans un état lamentable; à cause de nombreuses fuites.


Méconnu des lyonnais, le monument a été construit dans les années 1920 afin d'honorer le sacrifice des 10 600 Lyonnais morts pour la France durant la première guerre mondiale. Inspiré par le tableau "L'ile des morts", du peintre Böcklin, ce monument est l'oeuvre de l'architecte Tony Garnier qui a réussi à concilier le site et un imposant groupe sculpté par Jean et Auguste Larrivé. Lorsqu'on arrive sur l'Ile du Souvenir, la monumentalité de la sculpture centrale est frappante: un cénotaphe (*), une dalle funéraire enveloppée d'un linceul et portée par six héros, repose sur une vaste esplanade sacrée, et figurant « des ombres portant un cercueil ». Le mur de l'enceinte de l'esplanade porte les noms des 10 600 Lyonnais tués durant le conflit. Il est ponctué par des bas-reliefs latéraux symbolisant « le Départ » et « la Guerre » de L.Bertola et « La Victoire » et « la Paix » de C.Grange. Une large allée dallée traverse l'île dans sa longueur et aboutit au groupe sculpté. Le monument est précédé d'un débarcadère dont les marches vont jusqu'au bord de l'eau.

L'Ile du Souvenir est à l'image des monuments historiques de la ville de Lyon, soit abandonné dans l'indifférence quasi-générale des lyonnais et de la mairie comme la stèle de la fondation de Lyon, soit promis à une restructuration comme l'Hôtel Dieu, futur centre commercial de la Presqu'ile. A mesure que la future tour « Oxygène » monte dans le ciel de Lyon, c'est le patrimoine lyonnais qui s'enfonce dans l'oubli.

* Un cénotaphe (du grec κενοτάϕιον: kenos "vide" et taphos "tombe") est un monument élevé à la mémoire d'une personne ou d'un groupe de personnes et dont la forme rappelle celle d'un  tombeau bien qu''il ne contienne pas de corps.

13:03

26.08.2009

Saint Bruno des Chartreux

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Les Fils spirituels de Saint Bruno, avaient fait le choix de vivre dans le silence et la solitude, partageant leurs vies entre la prière et le travail.

Chaque les abbés, et prieurs de Françe devaient se rendre  à la Grande Chartreuse et passaient donc par Lyon.

 

En 1584, Henri III accorda aux pères de fonder une nouvelle Chartreuse à Lyon, et lui donna pour armes, une colombe battant des ailes descendant du ciel, comme celle qui ornait la Croix du Saint-Esprit, ordre crée en 1578.

Face à Fourvière, sur le plateau dominant la Saône, naquit fin du 16ème siècle, en lieu et place d'une auberge de mauvaise réputation, "chartreuse du Lys-Saint-Esprit"

 

Elle se développa  rapidement dès 1590 grâce au plan de l'architecte Jean Maignan. Au début du 17ème siècle la chartreuse comptait quinze religieux, trois frères convers et son domaine cultivé s'étendait sur une dizaine d'hectares.

 

Grâce aux dons des fidèles et au soutient infaillible  du Cardinalo Alphonse du Plessis de Rochelieu, lui même chartreux.

Il faut pourtant attendre le 18ème siècle pour que le monastère soit entièrement achevé.

L'architecte Ferdinand Delamonce jugeant médiocre l'Église construite par Jean Maignan suréleva le choeur et construisit une nef destinée au fidèles, dôme qui encore aujourd'hui reste admiré de tout les Croix Roussien.

 

Le baldaquin qui abrite l'autel dessiné par Servandoni, et réalisé à partir de 1738 constitue le bijoux architecturale  de l'église des chartreux, avec ses quatre grandes colonnes de marbre violine, aux chapiteaux corinthiens dorées.

 

La révolutions fraçaise, obligea les religieux à se disperser, et l'église, fut fermée. Ce n'est qu'en 1805 que le Cardinal Fesch, racheta la paroisse et les maisons alentour, sur sa fortune personnel, et créa pour la population du plateau de la Croix-Rousse, la paroisse Saint-Bruno.

 

Jusqu'à la fin du second Empire, l'église était clos par un triste mur provisoire. Le clergé fit alors appel aux habitants de la Croix-rousse, aux commercants, aux canuts, afin de faire établir les plans d'une belles façade. A partir de 1871 Bossan, architecte de Fourvière, réalisa une façade baroque. Ce fut trois siècles après sa fondation, l'achèvement de Saint-Bruno, chapelle de la "chartreuse du Lys-Saint-Esprit". Notons enfin que c'est la seule église de style Baroque à Lyon.

15:08

01.08.2009

Bonne fête Lugh, bonne fête Lyon

images.jpgLe premier août est une date très significative et importante dans l'histoire de Lyon, pour plusieurs raison:

 

C'est la date de la fête de Lugh, dieu symbole de la ville, dieu des artisans ( des potiers, des forgeurs, des tisseurs...) Lugnasad veut aussi dire « l’Assemblée de Lug ».

Une fête qui symbolise la maturité, des fruits mûrs, des moissons et de la récolte. Une fête de joie et de chaleur. Première fête après le solstice d’été, Lugnasad marque les débuts de la descente vers l’Automne. C’est la Fête de dons et de partage. Une fête joyeuse, lumineuse, moment d'échanges, de réflexion sur l'acquis et l'impermanence.

 

Le 1er août de l'an 12 avant J-C, Drusus élébra devant les 60 chef des nations gauloises, un autel ressemblant en tout point à celui du Dieu Lugh, consacré à la gloire d'Auguste et de Rome, (le sanctuaire des Trois Gaules) ce qui fit des émules car tout les Gaulois n'était pas d'accord avec ce choix de plagier l'autel du dieu Lugh.


Mais bientôt les discordes s'estompèrent et une monnaie fut frappé à l'image de l'autel confédéral pour marquer cette anniversaire. Et désormais chaque année les cités Gauloises se réunirent à Lugdunum le 1er août.

 

Puis le 1er août de l'an 10 avant J-C, Antonia MINOR, femme de Drusus, accoucha à Lyon, d'un fils appellé Claude. Claude fut le premier empereur romain né en dehors de l'Italie. Pourtant il avait été jugé inapte à régner puisqu'il était né bègue. Caligula, le nomma pourtant consul, ce qui lui permis par la suite de devenir empereur romain et de règner de 41 à 54 après J-C.

 

Le premier août est donc un jour de fête important à Lyon, un moment d'échange rare aujourd'hui oublié que nous nous devons de célébrer chacun à notre manière, en famille, avec ses amis.

15:07